Numa Peyrard et les compilateurs

L'emploi du mot compilateur n'a sous la plume aucune connotation péjorative. Dès le Moyen-Âge, on sait que la plupart des chroniques ont été rédigés par des scribes ou des auteurs qui allaient puiser chez d'autres auteurs des informations qu'ils mettaient en forme.

 

Dans le cas de Tournon, comme dans bien d'autres histoires ou monographies communales, on a a assisté à de véritables travaux cherchant à révéler de nouveaux pans de l'histoire, à utiliser des sources nouvelles fraîchement exploitées - c'est le cas par exemple d'Albin Mazon- et d'autres qui n'ont fait que reprendre de manière plus ou moins heureuse les écrits de leur prédécesseurs. Viennent enfin d'autres qui à leur tour ne sont jamais remontés aux sources et ont copié ceux qui avaient copié, sont parfois toujours reprendre les bonnes informations ni utiliser le système des notes et des citations honnêtes.

 

Numa Peyrard a rédigé un ouvrage qui n'apporte strictement rien de nouveau à ce que l'on savait déjà puisque l'auteur s'est borné à faire un habile résumé des écrits de ses prédécesseurs. Son livre à cependant une qualité indéniable, c'est qu'il est simple, agréablement présenté et muni de petits dessins personnels. 

 

Le plan est très bien conçu et l'exposé très clair. On pourrait mettre ce travail en relation avec les monographies d'instituteurs de la fin du XIXe siècle qui restent une source précieuse.

 

Je donnerai plus loin quelques exemples de ce que l'on peut tirer d'intéressant et de pédagogique.